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Litr'et'rature avec L. Bourgé
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L’heure N’est plus aux faux-semblants. Que la poésie m’aide à vivre et à mourir. Je sais un temps de l’ennui plus hermétique que les mots. Et un divertissement de grand chemin jusqu’à ce que les mots s’annulent...! Ce mensonge paradoxal qui murmure les impostures. Ne meurs pas, toi, mon frère de doute ! Si tu crois, comme moi à l’authenticité des silences. TU ES PERDU AUTANT QUE NOUS TOUS Il n’y a pas de rédemption à mentir, Tu traînes ta triste condition comme tout le monde, Un lyrisme du désespoir, comme moi... Tu devrais te taire... et tu continues à vivre Faussement, pour voir Comme moi. ............. Une ligne une seule Comme le sillon d’une vie L’opiniâtreté d’un pas particulier qui se détourne des faux chemins. PEU IMPORTE L’ESTHETIQUE La poésie est plus morte que ses mots Décomposée, autopsiée, ses viscères m’arrachent des cris de fou. J’aimerais jouer ce jeu mais tout me sépare de la mise en scène. Les impostures sont limpides et crues, les mise à nu de pacotille et les aveux d’égos dégueullasses. Mais l’indignation ne sait pas se dire... UNE REVOLTE SANS VOIX N’EST RIEN. Il reste à finir son temps, à espérer la mort en scène pour convenir d’un regard. Nous désignerons le jour du silence définitif inventé comme un mensonge poétique. ................ Tache sur la conscience La mauvaise foi est ébriété, ivresse Plus que... Mots sans fond, si mensongers ! Au mentir-vrai, les parasites. Mais peu importe... LA VIE EST MENSONGE A INVENTER .............. C’est la littérature qui m’éloigne de la vérité La mort vient plus vite que les mots. Je voudrais une corne de vérité pour le flanc meurtri des authentiques qui meurent sans souffle ! Je ricane à la place de pleurer Au lieu de me plaindre je me tais ! HERMETIQUE comme une pierre... Mais quand on se penche sur les pierres dans le courant des rivières... On les entend sangloter comme des muets Avec des soubressauts de vivants. La cité est engloutie, se noye de bruits, d’échos sans forme, sans fond. Tout se perd, se dilue, sauf la voix, le murmure pour qui sait tendre l’oreille. Avant d’attendre la mort, j’ai LA PATIENCE DES PIERRES... La cascade des mots murmure comme une prière imperceptiblement MA REVOLTE.
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